Gabrielle et Marie- Ange  un grand rêve :

le TCHIMBE en partage

 

 

Cette année je ne cours pas  toute seule comme une folle car j’ai entraîné ma mère dans ma folie des bois.

Ainsi après des mois et des mois de coatching, de préparation, d’entraînement sans se plaindre (le pied quoi) le grand jour est arrivé pour Marie-Ange.

 

Après les pâtes à 2h, le voyage en bus, les ultimes recommandations, le rappel du challenge , le réajustement du capital confiance, nous attendons le signal du départ .

 

M-A : je me laisse habiller, masser, réconforter, Zen je suis avec ma fille.

De mon coté, à l’énoncé des nouvelles barrières horaires je revois tout à la baisse mais sans rien dire à ma partenaire d’un jour. 

 

 

Au top du départ le T G V humain s’élance à l’assaut de la montagne Pelée.

Pour nous deux c’est elle qui mène le train comme convenu.

Tout en courant je lui rappelle les bases : gères, gères… Ne  penses  pas aux autres… Je ne t’entends pas respirer... Gardes ton rythme... Bois, bois  bois  encore...Vas y je m’adapte à toi.

Et c’est ainsi que nous évoluons tout au long du parcours.

 

Il est presque 7h lorsque nous arrivons à la Pelée entre coups de chaleur et crampes pour ma mère.

Je la rassure, la masse, l’encourage : nous sommes ensemble c’est tout ce qui compte.

Je contemple la beauté du paysage. Je n’ai jamais vu la montagne aussi belle. C’est magnifique je sors mon appareil photos pour immortaliser l’instant.

Nous entamons la descente puis la savane Dury  in…ter…mi..nable. Sur la route nous devisons gaiement et cheminons main dans la main.

Au détours d’un champ d’ananas un constat s’impose : un grand nombre de coureurs aguerris seront arrêtés au Domaine de la Vallée à coup sur , ou bien à Fond Saint Denis nous ne sommes pas en avance : nous décidons d’un commun accord d’arrêter notre TCHIMBE.

Marie-Ange est ravie elle n’aura pas à se mouiller  les pieds et moi je suis contente  de notre périple et fière de ma mère car elle y était.

M-A : je suis fière d’y avoir participé avec ma fille grâce à sa générosité, MAIS  QU’ELLE NE COMPTE PLUS SUR MOI, QU’ELLE REVE AILLEURS A D’AUTRES CHOSES ET SURTOUT TOUTE SEULE .J’AI DONNE, J’AI MAL PARTOUT.

NB : elle avait bien pronostiqué : bien peu ont terminé.

MERCI à PASCAL  notre entraîneur, FRANCINE notre kiné,  à  STELVE, ANNE-ROSE, MARIANNE, MIMI et RAPHAEL.